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 Et le cauchemar revint sans cesse- FT Amarok ( déconseillé aux âme sensibles)

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MessageSujet: Et le cauchemar revint sans cesse- FT Amarok ( déconseillé aux âme sensibles)    Lun 31 Aoû - 2:47

Parfois, j'aimerais ne jamais avoir

existé


« Et tu pensais pouvoir oublié
Tes larmes, ses coups
Tes cris que tu murmurais
Tes SOS hurlés partout »
Les coups sifflent et ton corps à moitié nu ne bouge plus. Tu es toujours conscience, pourtant aucun de tes membres ne pouvaient bouger.Son regard te transperce. De la rage. Une immense rage. Il voulait que tu souffres, chaque instant de ta vie. Chaque heures, chaque minutes, chaque secondes. Il voulait que tu te rappels de l'emprise qu'il avait sur toi. Que tu te souviennes que tu ne devrais pas être en vie. Il avait bu ce soir là, beaucoup plus que d'habitude. L'odeur de l'alcool te donnais des nausées, mais tu t'empêchais de vomir. Ton corps était paralysé par la peur et l'angoisse. Une crise de panique commençait à arriver. Tu essayas de te calmer. Inspirer, expirer. Calmement. Tu fermas les yeux, et te concentra sur autre chose. Mais des caresses se firent sentir, pressantes. Une main te retira ta culotte et soutien-gorge et tu te retrouvas nue devant ton géniteur. Ton corps tremblé de partout, tu essayas de te calmer. Il fallait que tu te calmes, sinon ce serait pire. Pire que tout. Tu sentis tes jambes se faire écarter d'un mouvement brusque, et ton corps était à sa merci. Bientôt, tu sentis des va-et-viens contre ton bassin. Toujours plus fort, toujours plus brusque. Tu laissas échapper un cris qui te valu des coups, toujours plus fort, toujours plus brusque. Tu aurais voulu t'évanouir, mais la douleur te tenait réveillée. Tu ressentais un déchirement horrible au bassin. Et lui allait de plus en plus vite, te faisant de plus en plus mal. Des larmes perla le long de joue. Mais tu te tus, ne voulant pas recevoir de coup. La douleur se faisait de plus en plus vive, mais tu ne dis rien, ne bougea pas. Tu t'étais déconnectée du monde, la douleur te faisant trop mal. L'enfer dura plusieurs longues et interminables minutes. Et ton père te laissa là, toute seule, nue, paralysée. Quand tu te réveillas, tu étais habillée, dans l'antre du guérisseur. Tu ne parlais plus, et ne pouvait plus marcher. Cette immobilisation dura deux semaines.

Ludja se réveilla en sursaut et en pleure. Les larmes perlaient toutes seules le long de ses joues. Son souvenir le plus horrible. Son cauchemar le plus terrible. Revivre cette scène encore une fois brisa un peu plus la guerrière. Elle se leva en vitesse, et parti en courant vers l'antre de son chef. Elle avait besoin de sa présence, besoin qu'il le rassure. Elle entra sans prêter attention s'il y avait du bruit ou pas. Elle ne fit attention à rien, elle se jeta juste dans les bras de son meilleur ami, en larmes.

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Admine Tyty
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MessageSujet: Re: Et le cauchemar revint sans cesse- FT Amarok ( déconseillé aux âme sensibles)    Lun 31 Aoû - 3:09








Cauchemar

Ludja Hae et Amarok




Un hurlement retentit dans la nuit, dans la nuit, dans la nuit. Un corps. Un corps d'une jeune femme, qui était sans doute splendide et tout ce qui était de plus magnifique avant l'accident. Un visage dont les tons de couleurs variaient du rouge sombre au rouge clair, lacéré, boursoufflé. Des membres arrachés, un ventre vidé de ses tripes comme l'on aurait fait pour un animal. Le sang qui se vidait à tes pieds alors que toi, petit, fixait le désastre avec tes petits yeux innocents. Le corps du père était le pire. Tu ne sais pas comment tu es arrivé pour le regarder, peut-être que tu te trouvais courageux du haut de tes 16 ans. Petit Amarok, oh, petit loup, doux enfants, comment peux-tu t'affronter à la mort ? La mort ce n'est pas jolie, ce n'est pas beau, pas agréable, pas gentil. Comment peux-tu faire semblant d'être tout à fait normal ? La vie est plus dure, te dis-tu ? Oh non, mon petit louveteau. La vie de ton père était bonne, tu l'as vue maintenant . Regarde ! Son corps désarticulé, son ventre déchiqueté ! Tu ne te rappelle même plus de son visage ! La mort est elle pire, mon petit louveteau . Bien sûr. Car la vie, c'est la mort.

Je me réveillai avec un hurlement, frappant automatiquement le vide devant moi. Foutu. Cauchemar. Chaque pleine lune. Le corps de mes parents. Déchiqueté. Puis... Je fermai douloureusement mes yeux, posant ma main sur mon cœur qui se débattait dans ma cage thoracique. Une respiration, longue, profonde. Puis on expire. On se lève, on fait semblant qu'on n'a rien vue. On sort de notre lit. Doucement. Je posai mes pieds sur le carrelage froid de ma chambre, retenant un peu ma respiration. J'avais peur de quoi au juste . Je ne voulais pas avoir peur. Je n'étais pas digne d'avoir peur. Je devais me montrer fort. Tout le temps, jamais faible. Je respirai donc doucement, puis me dirigeai doucement vers la chambre de bain. J'ouvris le robinet du bain en enlevant mon chandail lentement. Un bain me ferait du bien, après tout. Pour me calmer, respirer un peu. Mais à peine ai-je eu le temps de régler la chaleur de l'eau qu'une tornade humaine s'engouffra dans ma chambre et me percuta vivement. La suite me vint flou : une fille en pleure, deux bras qui m’enserraient comme si j'aurais été sa bouée de sauvetage. Ludja ? Je l'étreignis vivement, posant ma tête sur la sienne. Je comprenais.

- Ludja ?


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MessageSujet: Re: Et le cauchemar revint sans cesse- FT Amarok ( déconseillé aux âme sensibles)    Lun 31 Aoû - 3:36

Parfois, j'aimerais ne jamais avoir

existé


« Le sang de tes larmes sur ta peau
Coulant le long de ton corps mort
Tombant gouttes à gouttes sur le tombeau
Où ta vie cessa à tord. »

Ludja pleurait toutes les larmes de son corps. C'était le cauchemar de trop. Elle ne supportait plus. Elle ne dormait plus, et manquait de force. Tenir sur ses jambes lui était parfois difficile. A ce rythme, elle finirait par devenir malade. Il fallait que ça cesse. Les images de la nuit passaient en boucle dans sa tête. Elle sentait encore Ses caresses et entendait ses mots. Elle ressentait cette douleur, qui lui bousillée le coeur. Encore et toujours plus fort hein ? Elle, elle était encore et toujours plus bas, au fond du gouffre. Elle ne voulait plus ressentir, plus Le voir, plus Le sentir. Elle n'avait plus la force. Plus la force de rien, plus la force de vivre. Elle allait s'écrouler, si ça continuait. Elle commençait de plus en plus à sombrer, à force de tout garder pour elle. Il fallait qu'elle extériorise sa peine et sa douleur. Il fallait qu'elle parle. Mais elle avait peur, honte. Peur qu'on la juge, et qu'on la méprise. Peur que tout redevienne comme avant. Elle devait en parler à Amarok. Mais, s'il la laissait tomber, lui aussi ? S'il l'abandonnait, et la laissait toute seule, parce que ce n'était qu'un fardeau ? Elle avait peur, oui.

-Je...euh...désolée


Elle ne réussi pas à se décrocher du corps de son meilleur ami. Elle avait besoin de sentir sa présence, de sentir qu'il était là, près d'elle, pour la rassurer. Elle avait besoin de sentir qu'il ne partirait jamais. Qu'il ne la laisserait jamais.

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Admine Tyty
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MessageSujet: Re: Et le cauchemar revint sans cesse- FT Amarok ( déconseillé aux âme sensibles)    Lun 31 Aoû - 15:38








Cauchemar

Ludja Hae et Amarok




Elle allait définitivement mal. Je le savais dans son regard, sa façon de se positionner, tout. J'enroulai doucement mes bras autour d'elle, puis la serrai affectueusement. Elle rêvait de lui. Je le savais. Son foutu père. Quand elle était jeune, il la battait violemment, puis un jour il était mort. Comme cela. Personne n'avait jamais su qu'est-ce qu'il lui était arrivée. Moi, oui moi, je le savais ... Mais je ne l'avais jamais dis à Ludja. Je me contentai donc de la serrer dans mes bras alors qu'elle se vidait de ses larmes dans mon cou. Je n'avais pas besoin de parler, je savais très bien ce qu'elle vivait en ce moment. Je venais de faire un cauchemar traumatisant que je faisais chaque pleine lune, mais je devais me montrer fort. Pour elle.

-Je...euh...désolée.

Je secouai rapidement ma tête. Pas besoin d'être désolé. Je la pris doucement par les épaules, puis me dirigeai doucement vers mon divan pour qu'elle puisse s'assoir. J'enroulai affectueusement mes bras autour de ses épaules, puis la lâchai pour aller préparer un chocolat chaud. Elle aimait les chocolats chauds. Les boissons chaudes, des fois des câlins, la solitude. Après quelques minutes, je pivotai et lui déposer la tasse chaude dans les mains.

- Parle.



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MessageSujet: Re: Et le cauchemar revint sans cesse- FT Amarok ( déconseillé aux âme sensibles)    Lun 31 Aoû - 16:38

Parfois, j'aimerais ne jamais avoir

existé



La jeune femme se laissa transporter jusqu'au divan. Elle n'avait pas la force de faire quoi que ce soit. Elle voulait juste oublier. Dormir. Et ne plus jamais revoir Son visage, ressentir Ses caresses. Plus jamais ressentir cette douleur qui l'a détruit de plus en plus. Elle voudrait juste...partir de son corps. Ne plus se souvenir. Ne plus jamais se souvenir. De Sa voix, de Ses coups. De Son regard remplis de haine et de rage. Elle aurait juste voulu ne jamais avoir existé. Voulu être morte à la place de sa mère. Ne pas avoir connu la chance de vivre, de rire, de sourire. Elle aurait voulu ne jamais voir le monde, ne jamais Le connaître. Elle s'en voulait d'avoir pu sentir l'odeur des fleurs et le frôlement du vent sur sa peau. Elle s'en voulait d'avoir pu admirer les jours passés, les saisons s'enchaînées, les années s'écoulées. Alors que sa soeur, elle n'avait vu le jour que quelques minutes à peine. Mais elle en voulait surtout à son père, de lui avoir fait connaître tant d'horreur. De ne pas avoir su lui donner de l'amour. Elle lui en voulait pour tous les coups, tous les mots. Elle lui en voulait pour cette nuit traumatisante. Elle s'en voulait pour chaque cicatrices qui couvraient son corps. Elle s'en voulait de pas avoir su être une bonne fille, aimante et aimée. Elle s'en voulait d'avoir tout fait de travers, tout fait foirer juste parce qu'elle était née. Elle s'en voulait pour tout ce qu'elle a vécu, connu et tous ce qu'elle n'a pas connu. Elle s'en voulait de devenir de plus en plus un fardeau pour le clan, pour Amarok. Oh, oui, elle s'en voulait tellement, pour trop de choses qui n'étaient pas de sa faute.

Ludja senti quelque chose de chaud au creux de ses mains. Une tasse. Chocolat chaud. Il la connaissait trop bien. Enfin, presque. La seule chose qu'il ne connaissait pas, c'est son passé. Son passé qui la ronge et la bouffe de l'intérieur. Qui lui pourri le coeur et tous les organes. Parler, parler. S'écrier, hurler. Murmurer, pleurer. Extérioriser tous ce qui la bouffe. Parler, parler. Mais par quoi commencer ? Par quels coups, quels mots ? Quels actes ? Par quelles cicatrices devrait-elle commencer à parler, à décrire ? Quelles larmes furent les plus horribles à verser ? Quels mots tuent devrait-elle hurler à présent ? Rien ne sortait, rien ne voulait sortir. Pourtant il le fallait. Il fallait qu'elle parle. Mais quels souvenirs offrir quand tout n'est que noir ? Ludja posa la tasse au sol, et se remit dans les bras d'Amarok. Elle ne pouvait pas les dire à voix haute. Pas aussi fort. Ce serait trop dur, trop fort. Juste trop. Elle posa sa tête contre le torse du jeune homme, et murmura juste :

- P...ère....v..i..vi...o...l


Les larmes lui remontèrent aux yeux. Elle se concentra sur les battements de coeur de son meilleur ami pour ne pas paniquer, rester calme. Pas paniquer, rester calme. Pas paniquer, rester calme. Inspirer, expirer. Il ne partira pas, il restera là. Il ne t'abandonnera pas. Pas paniquer, rester calme. Inspirer, expirer.



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Admine Tyty
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MessageSujet: Re: Et le cauchemar revint sans cesse- FT Amarok ( déconseillé aux âme sensibles)    Lun 31 Aoû - 22:33








Cauchemar

Ludja Hae et Amarok




- P...ère....v..i..vi...o...l

Je ne compris pas en premier lieu. La parole de Ludja me vint comme floue, comme un rêve lorsqu'on venait de se réveiller au petit matin. Alors que j’accotais posément ma tête sur son épaule, sentait ses cheveux, je n'avais jamais compris ça. Je ne sais pas si je ne voulais pas comprendre ou alors si je n'avais pas vraiment compris, mais mon cerveau était bloqué. Bloqué par un choque immense, le choque de ce que je venais de réaliser à l'instant. Pas seulement les coups, les mots, les regards et tout le reste. Pas seulement ça. Oh non, non, non, non. Je ne pouvais pas accepter ce qu'elle venait de me dire. C'était une blague, c'est ça ? Mais non. Je lâchai mes bras de son corps, me reculai, puis la fixai d'un air hagard en la contemplant. Un viol ? Son père l'avait violé ? Mais comment avait-il pu ? C'était la femme la plus attentionnée que je connaisse, la plus gentille, la plus douce, bien qu'elle soit timide. Personne n'avait pus faire ça sous mon regard. Je n'en revenais d'abord pas qu'il ait pu faire ça sans que je me rende compte de la situation. Puis, le choc qu'elle avait dû avoir. La douleur. Le sentiment de ne rien contrôler, tout ça en même temps dans une tempête d'émotion. S'était elle débattue ? Avait elle seulement dit qu'elle ne voulait pas ? Le choque fit place peu à peu à la colère alors que je la fixais en serrant violemment ma mâchoire. Dire que qu'en elle se faisait v... v.. peu importe, je baisais sûrement avec une de mes conquêtes. Le dégoût me fit crisper les poings, puis je lâchai étourdiment :

- Je ne regrette pas de l'avoir tué.


Je me rappelais. Comment. Je l'avais vu frappé Lu. Ensuite, la nuit, j'étais allé le chercher pour lui demander d'aller chasser avec moi. Dans la forêt, mon loup lui avait brusquement arraché une partie du mollet alors que je le ruais de coup de pied sous l'effet de la rage. Ensuite... Lentement, sans me précipiter, j'avais glissé mon couteau sur sa gorge et l'avais laissé mourir étouffé dans son sang. La mort m'avait procuré du plaisir, le plaisir si étrange de tuer quelqu'un. Depuis ce jour, je ne l'avais jamais dit à Ludja. On l'avait dit tué par un ours, ou quelques choses dans ce genre. Un loup. Seul moi et Assalan connaissait ce secret. Je me rapprochai donc doucement d'elle, m'assis sur le divan et l'invitai à venir. Si elle n'était pas trop choquée par mes révélations.



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MessageSujet: Re: Et le cauchemar revint sans cesse- FT Amarok ( déconseillé aux âme sensibles)    Lun 31 Aoû - 23:07

Parfois, j'aimerais ne jamais avoir

existé



Ludja ne disait rien. Elle ferma les yeux. Il fallait oublier. Oublier. Oublier. Oublier. Oublier tous ses souvenirs. Oublier toutes ses larmes. Oublier tous Ses coups. Elle n'en pouvait plus, ne supportait plus. Elle supportait un trop gros fardeau. De trop gros souvenirs, de trop gros secrets. Ses larmes roulaient sur ses joues pour tomber sur le divan. Jamais Ô grand jamais elle n'avait autant pleurer. Même après chaque coups, après chaque mots. Même après cette nuit là. Elle faisait un trop pleins. Trop pleins de cauchemars. Et la fatigue n'arrangeait rien à cela, ça l'aggravait plutôt qu'autre chose. Alors, quand elle senti la chaleur du corps d'Amarok partir, elle prit peur. Peur qui la lâche et qui l'abandonne. Peur qui la laisse toute seule face à ses peurs, à ses cauchemars. Peur qu'il ne l'accepte plus. Qu'il ne veuille plus d'elle. Alors, elle avait honte. Honte de tous les coups, de tous les mots. Honte de cette nuit, où elle n'avait pu rien dire, rien faire d'autre que de subir. Elle avait honte d'être qui elle est. Honte d'être en vie sur cette putain de Terre. Elle avait honte. Honte à s'en bouffer les doigts. La panique arriva, doucement. Ses mains commencèrent à trembler, sa respiration s’accélérait. Il fallait qu'elle se calme, qu'elle pense à autre chose. Inspirer, Expirer. Voilà, c'est bien. Calme ta respiration. Inspirer, expirer. Elle fixa le mur devant elle, pour ne plus penser. Elle se le détailla, de la couleur à la dimension. Inspirer, expirer. Quoi tuer ? Comment ça ? Tuer, du genre...tuer ? Ludja ne percuta pas tout de suite. Il fallait que l'information monte à son cerveau, qui en ce moment fonctionnait très lentement. Tuer. Tuer. Amarok l'avait libéré de son père ? Il l'avait tué...mais pourquoi ?

-Pou....pour....pourquoi ?

Elle le fixa, sans bouger. Seules ses larmes coulaient encore le long des ses joues. Elle était reconnaissante envers Amarok. Il l'avait sauvée. Sauvéedes coups, et d'une mort certaine. Oui, parce qu'avec Sa rage grandissante et à force de coups, Il aurait fini par la tuer. Elle pouvait pas en vouloir à Amarok, non.

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Admine Tyty
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MessageSujet: Re: Et le cauchemar revint sans cesse- FT Amarok ( déconseillé aux âme sensibles)    Mar 1 Sep - 0:05








Cauchemar

Ludja Hae et Amarok




-Pou....pour....pourquoi ?

Elle me demandait vraiment ça ? J'avais mille et une réponse pour elle. Nous n'aurions pas assez de temps pour que je lui dise tout, pourquoi j'avais tué son foutu père idiot. Parce que ce n'était pas un bon guerrier depuis la mort de sa femme et de son autre fille. Parce qu'il forçait presque le guérisseur de ses regards à ne rien dire sur Ludja. Parce qu'il la frappait. Je ne comprendrais jamais pourquoi elle ne s'était pas révoltée ... La peur ? L'indifférence ? Je me questionnais. Mais bon, je m'étais en quelque sorte chargé de la besogne pour elle.

Je m'assis donc confortablement dans le divan, lui donnant encore un câlin, puis enroulai une douce couverte autour de ses épaules. J'espérais qu'elle allait se calmer, la voir comme ça ne me faisait pas du tout du bien. Je n'aimais pas la voir paniquée. Je laissai donc planer un petit silence, piquant une petite gorgée de son chocolat chaud, puis passai ma main dans mes bouclettes brunes. Fallait bien répondre à la question.

- Ludja Hae. Il te ... Je l'ai vu. Puis je l'ai tué. C'est tout.

Mes yeux se posèrent rapidement sur elle. Je ne voulais pas parler de lui, sinon elle risquait de faire une de ces innombrables crises de panique qui me faisait autant paniquer qu'elle. Je ne savais jamais comment réagir, puis, je n’aimais pas la voir non plus comme ça. C'était ma meilleure amie et je m'étais donné le devoir de la protégée. Alors je devais le faire, coute que coute, à jamais et jusqu'à ce que je meurs.



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MessageSujet: Re: Et le cauchemar revint sans cesse- FT Amarok ( déconseillé aux âme sensibles)    Mar 1 Sep - 22:53

Parfois, j'aimerais ne jamais avoir

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Ludja commençait doucement à se calmer. La peur partait, petit à petit. Il resterait avec elle. Il la protégerait. Alors elle devait se calmer, ne plus pleurer. Respirer et se délaisser de se fardeau. Elle l'avait dit. Et il ne partait pas. Elle l'avait dit, sûrement trop tard mais c'était dit. Et un lourd poids se retirait de ses épaules. Parce qu'elle ne le supportait plus seule maintenant. Elle avait quelqu'un. Quelqu'un à qui parler, qui se confier. Peut-être pas quelqu'un qui la comprendrait, mais au moins quelqu'un sur qui reposer. Alors les tremblements cessèrent, les larmes ne roulaient plus. Le coeur toujours brisé continuer de battre. Mais elle allait guérir, n'est-ce pas ? Elle arriverait à dormir sans qu'Il ne vienne hanter ses nuits maintenant non ? Elle arriverait à avancer, à parler sans avoir peur de recevoir des coups. Parce qu'un jour, Ludja sera plus forte que jamais. Elle pourra Lui rire au nez, parce qu'elle aura surmonter tout ça. Elle aura surmonté les coups et les mots. Les douleurs et les maux. Les hurlements murmuraient en silence. Les SOS gravaient dans le vide. Elle aura surmonté ses peurs et ses cauchemars. Ses larmes et ses silences. Elle aura surmonté cette nuit. Cette nuit de douleur et d'horreur. Cette nuit où Il avait possédé son corps. Tellement possédé...Cette nuit où elle avait cru mourir tellement la douleur était insupportable. Où chaque mots hurlés en silence lui offraient des coups. Où chaque mouvements la faisait sombrer un peu plus. Cette nuit où elle fut brisée à jamais.

Il l'avait détruite. Tellement détruite qu'elle ne supportait plus la vie. Que la seule chose au-quelle elle pensait, c'était qu'Il lui donne le coup fatal, le coup de trop. Elle aurait voulu que son corps soit trouver inerte. Le coeur ne battant plus, l'âme étant partie.  Oui, elle avait tellement voulu mourir. Parce qu'Il était trop fort et elle beaucoup trop faible. Parce qu'Il la bouffait petit à petit, de plus en plus. Il lui pourrissait l'âme. Et parfois, elle se sentait partir. Partir, loin, très loin de Lui. Alors, elle s'était créé un monde. Un monde où chaque coups devenaient caresses. Où chaque mots durs n'étaient que douceur. Un monde où elle se réfugiait quand les coups se faisaient trop fort. Quand les mots faisaient trop mal. Quand la douleur lui pourrissait trop l'âme. Elle y restait longtemps. Et quand ça arrivait, on la trouvait juste là, assise par terre des larmes roulant sur ses joues. Elle avait le regard vide. Parce que c'était tout ce qu'elle était. C'était ce qu'il la définissait. Elle était vide. Vide de tout. Elle ne ressentait plus rien, hormis la douleur. Elle n'avait plus aucun sentiment en elle. Il lui avait tous pris. Il l'avait trop détruite.

Et puis Il est mort. Comme ça d'un coup. Et elle avait cru pouvoir enfin vivre. Elle avait cru qu'elle pouvait enfin ressentir. Sauf qu'Il venait la hanter chaque soir. Il venait lui rappeler chaque coups, chaque mots. Et les douleurs revenaient, et tout retombait en miette. Elle perdait espoir. Le gouffre se faisait de pus en plus profond. La lumière commençait à ne plus se voir. Et elle avait craqué. Elle ne supportait plus. Et toutes les larmes retenues sont tombées d'un coup. Parce que cette nuit là, c'était le cauchemar de trop. Mais maintenant ça irait mieux. Elle espérait vraiment que ça irait mieux.

-Je....Merci. Pour tout.

Elle prit la tasse de chocolat chaud dans ses mains. Elle n'allait pas la gâcher à cause de Lui, encore. Ludja la bu d'une traite. La boisson n'était plus vraiment chaude, maintenant. Puis elle s'adossa contre le torse d'Amarok. Elle n'avait jamais autant besoin de ses bras. Mais là, elle voulait juste être en sécurité, être rassurée. Et les bras de son meilleur ami était le seul endroit qu'il lui procurait ce sentiment pour l'instant. Ses yeux se fermèrent doucement, sous les battements réguliers du coeur de son meilleur ami.

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Admine Tyty
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MessageSujet: Re: Et le cauchemar revint sans cesse- FT Amarok ( déconseillé aux âme sensibles)    Mar 1 Sep - 23:18








Cauchemar

Ludja Hae et Amarok




-Je....Merci. Pour tout.

Après avoir pris la tasse de chocolats chaudes de mes mains, elle la cala doucement puis posa sa tête sur mon torse. Mon regard erra gentiment sur elle, la gentillesse incarnée et la meilleure amie que je n'aurais jamais pus avoir. Ses longs cheveux bruns, ses yeux de biche et sa peau laiteuse, la fierté qui montait en moi quand elle esquissait un sourire... Tout ça qui me rappelait Ludja hae. Ma petite princesse, comme je m'amusais à l'appeler quelques fois pour quelle me lance un de ces regards tueurs. Même si d'habitude, elle était triste, détruite et solitaire... Quand j'étais petit, je pensais que ce n'était que parce qu'elle n'aimait pas les entraînements. Ou qu'elle pensait à quelque chose de profond. Je me faisais donc un devoir de la faire sourire, de l'amener dans la forêt chasser avec moi, de me glisser dans le dortoir des filles pour lui jouer des tours... J'étais trop innocent pour comprendre. Maintenant, je savais.

Je déposai donc un bref bisou sur le haut de sa tête, puis ramenai la couverture sous son menton. Ma tête se déposa doucement sur l'oreiller du divan, puis, enroulant mes bras autour d'elle, je fermai les yeux. Je ne la laisserais plus partir. Personne ne lui ferait plus jamais du mal. Maintenant, elle était sous ma protection. Si quelqu'un osait lui faire du mal... Il allait le payer.

Je fermai doucement mes yeux en pensant à cela. Alors que je réfléchissais, mettant mon cerveau à dure épreuve, le sommeil vint m'attirer doucement, doucement, doucement vers lui. Mon corps sembla lourd, mon esprit absent et mon cerveau reculé. La dernière chose que je me dis en m'endormant, c'était que Ludja avait dû ressentir la même chose lors du viol ...

FINNN


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